Élections municipales à Montréal 2

2 11 2009

Alors le verdict est tombé. Mononcle Gérald Tremblay, chef d’Union Montréal et maire sortant, revient pour un troisième mandat.

Malgré tous les scandales, la corruption et les je savais rien et les j’avais peur pour ma famille. Super.

Les électeurs avaient le choix de remettre entre les mains le pouvoir à une personne, Louise Harel, dotée d’une carrière politique sans tache au niveau provincial en près de 30 ans (28 ans pour être exact), une personne au passé irréprochable. Mais ayoille ! c’est une maudite séparatisse ! Honte à nous de faire confiance à quelqu’un comme ça ! La sorcière réincarnée, tiens.

Ce qui me fait penser encore une fois aux deux solitudes et l’impossible gouffre à combler entre nous. Un dialogue de sourds… Sans compter que les francophones sont aussi attaqués de l’intérieur par des francophones qui se sentent tellement coupables et honteux de parler cette langue sale qui les coupe du monde entier.

Je me dois de noter aussi que seulement 35,7 % de ceux qui avaient droit de vote se sont levé le cul de leur sofa pour faire parler leur choix. C’est bien trop forçant aller voter et puis, pourquoi voter, han ? C’est bien plus facile de chiâler, râler et jouer à la victime.

Mes prédictions :
les Montréalais s’alignent donc pour un autre quatre ans de bitchage et de chus tanné(e) de ce moron, de cet incapable de Tremblay, j’en peux pus des scandales avec le crime organisé, de son incapacité/désintérêt à protéger la ville contre cette racaille, c’est-t’y écœurant… Avec son administration souffrant d’immobilisme… Y font rien de rien…

Et quand mononcle Tremblay leur pondera son petit coco de hausse de taxes de 16 % pour pouvoir financer ses excès et les contrats cédés sans un second regard à ses chums, ça va être particulièrement tordant de les entendre se plaindre.

Mais les hausses de taxes, c’est pas grave. Les taxés trouveront bien le moyen de refiler la facture aux plus démunis. Entre autres, les locataires vont voir leurs loyers grimpés en flèche. Encore. Se sera toujours les mêmes qui paieront pour des services qui ne leur sont pas adressés au bout du compte.

Et ils pourront aussi remercier mononcle Tremblay pour la super publicité et l’admirable réputation que son administration donne à leur ville. Je suis certaine que cela va aider le tourisme et l’économie de la ville. Qui ne veut pas visiter ou faire affaire avec une ville aux prises avec le crime organisé, je vous le demande ?

Et que dire du superbe gouvernement du Québec, la gang à Charest qui ne veut rien savoir d’une commission d’enquête publique ?! Aurait-on des choses à cacher là aussi ?

À moins que ce ne soit son historique à Tremblay dans le gouvernement libéral de Robert Bourassa-Daniel Johnson à la fin des années 80, début des années 90 qui lui vaut cette incompréhensible tolérance… Peuh !

Alors moi, que je n’en entende pas un(e) se plaindre pendant les prochains quatre ans, parce que j’ai de délicieuses petites réponses toutes faites pour eux… Et en plus, à ceux-là je dis un gros merci de m’avoir entraînée dans ce merdier urbain. J’adore.

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Ajout du 3 novembre 2009 :

Voilà un article qui appuie mes dires sur les deux solitudes





Élections municipales à Montréal

25 10 2009

Aujourd’hui c’était le vote par anticipation pour les élections municipales à Montréal. On a le droit de voter tôt si l’on croit ne pas pouvoir le faire la journée officielle. Or, pour être sûre de ne pas manquer mon coup pour dimanche prochain, j’ai décidé d’aller voter aujourd’hui puisque l’on ne sait jamais ce que la semaine prochaine nous réserve et il me semble impératif de prendre notre responsabilité de citoyen en votant.

Surtout cette année où les scandales et le dévoilement de preuves de corruption de l’administration actuelle n’en finissent plus de faire les manchettes. La ville a besoin d’un sérieux coup de balai, au sens figuré et au sens propre.

Finalement, il y avait beaucoup de monde qui pensait comme moi ! L’attente ne fût pas exagérément longue mais il y eut attente quand même.

Juste pour dire, cependant… Quand j’entend Gérald Tremblay, maire sortant et chef d’Union Montréal, le parti qui est en contrôle de l’hôtel de ville présentement, jouer la vierge offensée à la suite de la divulgation de toutes les magouilles et les liens tissés serrés entre son administration et le crime organisé, permettez-moi de dire, mon œil, cibole !

Figurez-vous que quelqu’un avait tout nonchalamment laissé une carte postale du parti de mononcle Gérald, une carte postale d’Union Montréal dans l’isoloir où l’on inscrit nos votes, ce qui, faut quand même pas être caves, constitue une publicité. Et n’est-il pas illégal pour un parti de faire de la pub le jour de l’élection ?

Et comme cela m’étonnerait bien gros que cette nonchalance soit venu d’un(e) honnête citoyen(ne) n’ayant aucune affiliation avec le parti d’Union Montréal, que ce geste ait été motivé par un cœur anxieux de voir son parti préféré perdre le pouvoir, ’scusez-moi mais ce que j’ai vu pointe plutôt vers le parti et ses dépenses électorales. Preuve que l’on peut créer des jobs avec absolument n’importe quoi !

Évidemment, avec la corruption qui est partout maintenant, il ne me servait à rien d’avertir un des responsables qui était là pour veillez au bon déroulement du vote alors j’ai empoché la putain de carte postale et hop ! au recyclage.

Inutile de dire que je n’ai pas voté pour mononcle Gérald et que j’espère de tout mon être qu’il soit chassé pour de bon de l’hôtel de ville, lui et sa gang de pourris !

Louise, s’il-te-plaît, fait le goddamn de ménage dans cette grange, si tu rentres au pouvoir, ok ?…





Post mortem Canadien de Montréal

30 04 2009

Suite de ce que j’ai posté ici, il y a quelque temps

Hah ! Ils ont fait la première ronde des séries éliminatoires par la peau des fesses ! Et ils ont été, on ne peut plus promptement, éliminés par la suite : quatre matchs en quatre. Pas une seule partie gagnée contre les Bruins de Boston.

Le gardien de but Carey Price a été lamentable par moments. Le problème c’est que quand il a été pourri, aurait fallu qu’il se démarque un peu. Le restant de l’équipe (ok, à part Andrei Kostitsyn…) semblait vouloir se forcer et jouait avec, oh bonheur !, de la détermination et de la hargne mais Price n’était pas là pour les suivre. Et en plus, il s’est permis de réagir en prima donna lors du dernier match parce que les partisans en avaient royalement soupé de son jeu mou et plus qu’ordinaire. Je veux bien croire que le gars n’a que 21 ans, mais prima donna à 21 ans ? Holà !…

D’ailleurs, comment comprendre cet entêtement de Bob Gainey de l’avoir laissé dans les filets sans avoir donner une chance à Jarosalv Halak ? Halak est celui qui a permis à cette équipe de faire justement les éliminatoires par son jeu inspiré pendant les quelques matchs où il a finalement joué pendant la saison régulière.

Le hic, c’est que j’ai bien peur qu’on ait rien vu encore. Peut-être que nous serons appelés à revivre les années noires et misérables de l’ère de Réjean Houle lorsqu’il occupait le poste de DG.

Pourquoi ? À cause des agents libres sans restrictions qui faisaient partie de l’équipe cette année : il y en avait onze… Cela ne me surprendrait guère de voir la grande majorité de ceux-ci quittés les lieux au plus sacrant dès que le premier juillet arrivera, sûrement à leur grand soulagement, les pôvres…

Si ce n’est pas la grande majorité d’entre eux, ce sera la totalité de ces joueurs. Il était bien évident que cela ne leur plaisait pas du tout de jouer et habiter ici et leur jeu sur la patinoire reflétait cette réalité.

Les plus positifs d’entre nous vont dire : « Y en a pas de problème ! On va tout simplement faire signer un paquet d’agents libres cet été pour remplacer ceux qui quitteront vu que le budget va nous le permettre ! »

Bien non, justement. Cela ne se produira pas.

Si l’on réussit à en faire signer des agents libres, ce va être des laissés-pour-compte, des joueurs dont plus personne ne veut au travers la ligue. Depuis plus d’une décennie, la preuve est faite que les joueurs d’impact ne veulent plus venir jouer ici. La dernière preuve a été Mats Sundin, pas plus tard que l’été dernier : il a finalement préféré signer avec les Canucks de Vancouver au lieu de venir ici et ce, même si le DG Bob Gainey lui a fait la cour pendant de longues semaines et a tenté par tous les moyens de l’attirer ici. Il avait tout ce que l’on recherchait pourtant, un grand et gros joueur de centre qui joue dur et qui peut compter et faire de bonnes passes à ses ailiers. Gainey lui a promis la lune, semble-t-il. Il a signé pour moins de sous ailleurs. Oh grande misère !…

J’ai lu avec grand intérêt cet article de Richard Labbé, Ces joueurs qui ont peur de Montréal et je crois que son analyse cerne tout à fait bien le problème.

Avant, tout le monde voulait jouer à Montréal. C’était la meilleure organisation de la ligue, son état-major était le plus compétent et les entraîneurs derrière le banc de l’équipe était les meilleurs de la ligue. Depuis le congédiement de Serge Savard il y a près de 15 ans, cette distinction d’être la meilleure s’est envolée. Il y a eu un soubresaut, à mes yeux, lorsque André Savard a hérité du poste de DG, mais il perdu par du grenouillage de monsieur Bob (Gainey). On a cavalièrement traité André Savard au point où il a profité de la première occasion qui s’est présentée à lui pour déguerpir. Cet homme dégageait une forte compétence et on ne lui a même pas donné une chance de faire ses preuves : n’oublions pas qu’il avait hérité d’une équipe qui avait été complètement démolie par des choix complètement loufoques par l’équipe de Réjean Houle, qui était si incompétente que je suis sûre que le livre des Records Guiness en parlerait si il y avait une section des pires état-majors d’équipes de sport professionnel. Enfin…

Maintenant l’équipe dans la ligue qui semble être la plus convoitée par les joueurs est sans contredit les Red Wings de Détroit. Certains joueurs, dont le mercenaire Marian Hossa, sont près à accepter moins d’argent pour y jouer. Cybole ! Ici, on n’a pas vu ça depuis des lunes ! Au contraire, quand des agents libres ne sont pas satisfaits des équipes qui s’intéressent à eux pour des contrats, ils écoutent Montréal seulement pour faire monter les enchères chez les autres équipes. J’imagine qu’ils se disent que tant qu’à être « pogés » pour jouer ici, aussi bien aller chercher le maximum ailleurs. Genre, n’importe où sauf Montréal…

Ça fait drôle. Cela fait plus de quarante ans que je suis le Canadien à la télé (c’est bien simple, je n’ai pas le fric pour me payer des billets pour assister aux matchs). J’ai vu cette débandade arriver et le club a vite remplacé cette perte de l’excellence par des campagnes savantes de marketing pour cacher la réalité : à Montréal, on ne l’a tout simplement plus l’affaire pour avoir une équipe de hockey de premier plan année après année. Alors la pub fait croire aux partisans qui ont du fric à flamber que le produit, le spectacle sur la glace en vaut la peine.

Et à chaque année, ceux qui ont craché leur fric voient qu’ils ont été arnaqués. Ils huent l’équipe, vocifèrent, pestent mais quand vient le temps de renouveler leurs abonnements pour les billets de saison… ils disent oui tout de suite parce que la direction de l’équipe leur promet de l’amélioration pour l’an prochain et c’est devenu un automatisme, semble-t-il, ce jeu entre les deux parties. L’image que j’ai implique un abattoir et un long cortège docile de bêtes somme toute sympa, à bien y penser.

Jamais je n’aurais pensé que cette équipe n’irait aussi bas, pendant aussi longtemps avec rien à court ou moyen terme pour changer quoi que ce soit. Évidemment, moi je ne compte pas vraiment parce que je n’achète pas des billets. Seul les preneurs de loges corporatives et les payeurs de billets de saison dans les sièges rouges comptent réellement. Le reste, nous sommes tous des pièces interchangeables, semble-t-il…





Le Canadien de Montréal en cette année de son centenaire…

16 03 2009

Le Canadien de Montréal, mythique (bof ! pourquoi pas ?) équipe de la Ligue Nationale de Hockey, célèbre cette année son centenaire…

Au début de la saison, tous les espoirs étaient permis. Par rapport à l’an passé, le Canadien s’était sensiblement amélioré avec l’addition de Robert Lang, Alex Tanguay et Georges Laraque pour protéger les petits joueurs, petits joueurs qui s’étaient faits assez aisément intimider par les Flyers de Philadelphie au printemps dernier lors des éliminatoires de la division Est.

En effet, je m’imaginais que pour la première fois depuis un sapré bout de temps, je pourrais regarder mon équipe favorite faire la grande finale et qui sait, avec un peu de chance, avoir une réelle opportunité de remporter la coupe Stanley pour la première fois en seize ans ! Et tout ça pendant l’année du centenaire de l’équipe par surcroît ! L’attente n’aurait pu être plus douce !

Quand la saison a commencé, bien que l’équipe gagnait, le jeu d’ensemble me laissait sur mon appétit : des revirements à la tonne, du jeu pas inspiré du tout, un manque flagrant de cœur à l’ouvrage, un désintéressement quasi généralisé et un évident manque d’esprit d’équipe. Et comme on l’a tous vu, la vraie médiocrité de cette équipe dysfonctionnelle n’irait qu’en augmentant au fil de la saison.

Au lieu d’avoir les succès de l’équipe à cœur, au lieu de vouloir eux aussi embarquer dans l’ambiance du Centenaire de l’équipe en remerciant, par des victoires ou en affichant un tout petit peu de détermination sur la patinoire les amateurs de les avoir supportés durant des années, les joueurs ont performé les pieds bien pesants sur les freins tout au long de la saison jusqu’à date : ils n’aimaient pas la face de leur entraîneur-chef, ils avaient les idées ailleurs à cause de leurs contrats pour l’an prochain, les festivités reliées au Centenaire étaient trop exigeantes, etc., alors ils ont tout bonnement cessé de jouer plus le temps avançait. Au diable les amateurs : les joueurs nous ont fait preuve par quatre où étaient situées leur vraies priorités…

Je ne peux décrire jusqu’à quel point je suis déçue. J’affirme sans crainte de me tromper que les seuls laissés pour compte par cette affreuse débâcle ce sont les amateurs : les joueurs continueront de recevoir leurs juteux chèques de paie, la direction a encore un job pour avoir développé un “produit” surévalué/mal évalué et George Gillett va empocher encore des millions générés par sa principale vache à lait. Et nous, on se retrouve avec une équipe qui va perdre des joueurs qui étaient censés être de calibre pour amener l’équipe loin en séries éliminatoires et qui ne pourront jamais quitter assez vite une fois la saison terminée pour aller signer ailleurs, avec une autre équipe.

Les erreurs, de toute évidence, ne sont pas toutes commises par les joueurs. La direction, année après année et ce, depuis au moins seize ans, évalue mal l’équipe qu’elle construit, accorde de fabuleux contrats à des joueurs qui ne les méritent tout simplement pas et se débarrassent de ceux qui veulent rester et qui aiment la ville et ses amateurs. De plus, les repêchages de Trevor Timmins, vous y croyez, vous ? En s’entêtant à snober les joueurs du Québec, l’équipe accueille dans ses rangs des joueurs à qui il faut expliquer le Canadien de Montréal mais qui ne saisiront jamais l’envergure de son importance historique, sociale et culturelle. De plus, la direction est beaucoup plus soucieuse de vouloir faire croire à tout le monde l’Histoire de l’équipe mais finalement, les seuls qui la gobent cette Histoire, ce sont les amateurs purs et durs.

Je ne peux croire que des campagnes savantes de marketing vont leurrer encore bien longtemps le public. La publicité, les superbes affiches un peu partout, les breloques en vente chez Jean Coutu et les campagnes d’implication sociale de l’équipe pour se donner un visage de bon citoyen, c’est bien beau mais il y a un triste néant derrière ces écrans de fumée. J’ose croire que le jour où le Centre Bell se videra, que RDS cherchera désespérément des commanditaires pour la Soirée du Hockey et que l’équipe générera à nouveau l’indifférence du public ne sera pas si lointain. Et l’équipe au complet n’aura que ce qu’elle mérite : pour avoir berné le public avec un plan quinquennal qui a tout à fait l’air d’un pétard mouillé au bout du compte, pour réaliser pas mal sur le tard les erreurs et ne carburer que sur l’improvisation à l’heure actuelle, quelqu’un devra rendre des comptes.

En terminant ce long post, quelques impressions supplémentaires…

En apparence, la direction de l’équipe se préoccupe de ce que les joueurs disent au média, comment ils doivent s’habiller et se comporter. Alors que l’on ne cesse de dire partout dans la ligue que la pression est insoutenable à Montréal pour un joueur de hockey, en s’arrêtant sur des peccadilles du genre et en essayant de prévoir de possibles faux-pas, il me semble que la direction encadre pas mal serré les joueurs : n’ajoute-t-elle pas elle aussi à la dite pression ? Et au lieu d’essayer de contrer d’hypothétiques écarts de conduite, n’aurait-elle pas plutôt intérêt à veiller sur les activités hors glace de certains individus quand leurs performances sont nettement en-deçà des attentes ?

Les joueurs étaient bien soulagés, il me semble, de laisser Carbonneau prendre rapidement tout le blâme pour cette décevante saison. Facile de jeter la pierre à quelqu’un qui n’est pas là pour se défendre alors cela met en relief tout le jaunisme de certains joueurs. Un seul, d’après ce que j’ai vu, a dérogé à cette règle et a dit tout haut ce qui est évident pour nous tous : les joueurs n’ont pas fait ce pourquoi ils sont payés (et grassement en plus) de faire.

Ce joueur est Patrice Brisebois et je n’en reviens tout simplement pas de la classe de cet homme qui a été chassé de Montréal il y a quelques années par des écervelés qui profitaient de l’anonymat offert par les estrades du Centre Bell pour le chahuter. Alors, chapeau Patrice ! Tu es un homme de très grande valeur.

Bob Gainey a affirmé que certains aspects du jeu seraient à changer dorénavant : alors on change des concepts de jeu par des congés ? ou des entraînements de 30 minutes, maximum ? À moins que Bob ne constate tout à coup toutes les bourdes qu’il a commises dernièrement et qu’il se rend bien compte qu’il lui est impossible de stopper l’hémorragie ?

En ce qui concerne l’entraîneur de l’an prochain, si Bob Gainey n’est pas tout bonnement lui-même congédié au cours de l’été, je crois que l’on verra bel et bien l’unilingue anglophone Don Lever à la barre de l’équipe. Pourquoi ? Il est bien évident que la direction ne pourra signer tous les joueurs qui deviendront agents libres et il y aura des choix à faire… à moins que ces joueurs eux-mêmes ne signifient à la direction leur désir d’aller plutôt jouer ailleurs et au plus sacrant. Donc, l’amateur peut s’attendre à voir un paquet de promus des Bulldogs de Hamilton chausser les patins avec le chandail tricolore. Puisque Don Lever est le seul qui connaisse les joueurs de la filiale… Et si cela se concrétise, attendez-vous à une équipe assez ordinaire et pénible à regarder jouer la saison prochaine… encore une fois !

Je crois que l’erreur de Guy Carbonneau aura été de croire que tous les joueurs qu’il avait sous sa gouverne étaient animés du même professionalisme, du même désir de vaincre, du même courage et de la même détermination qui le poussaient à performer soir après soir quand il était lui-même joueur. Les temps ont changé et ces hommes d’affaires en patins, pour la plupart, n’en ont rien à foutre d’être redevables envers ceux qui paient leurs salaires, c’est-à-dire les amateurs. Ils me font penser à des mercenaires allant aux plus offrants une fois, oh ! grand soulagement, leur autonomie complète atteinte. Des Martin Brodeur qui acceptent moins que ce que le marché des agents libres pourrait leur apporter, par sentiment d’appartenance à leur équipe est chose extrêmement rare de nos jours. Alors pourquoi la direction du Canadien s’entête-t-elle à croire qu’elle peut créer chez les individus qu’elle sous la main un sentiment d’appartenance qui n’est qu’artificiel en fin de compte ?

Les amateurs du Canadien qui ont la chance d’assister en personne aux matchs locaux au Centre Bell ont commencé depuis quelques jours à laisser savoir vocalement leur insatisfaction et leur dégoût à cette équipe sans âme lors des matchs : l’assistance se permet maintenant de huer et de scander le nom de Carbo et c’est très bien ainsi. Il est temps que tout l’état-major sache que le temps de les niaiser est terminé. Quand on paie des sièges 200 $+ l’unité et ce, à chaque partie, pour un spectacle aussi désolant, que monsieur Gillett se compte chanceux que ces gens n’exigent pas tout simplement un remboursement immédiat ou que les spectateurs n’intentent pas un recours collectif pour fraude.

Il ne reste qu’une douzaine de matchs à jouer d’ici la fin de la saison et il est possible qu’un total revirement de situation se produise, que l’équipe se regroupe et se trouve une soudaine source d’inspiration pour leur donner un tant soit peu une allure de joueurs professionnels sur la glace. Mais franchement cela tiendrait plutôt du miracle ou encore de l’intervention divine que du sport. Le temps commence à manquer et comme c’est là, l’équipe ne sera pas des séries éliminatoires si le tapis continue de lui glisser sous les pieds…





Ouh lààààà !

8 12 2008

Ce matin, en cette journée d’élections provinciales, il fait -20°C. Si on tient compte du facteur vent, c’est plutôt -30°C… Kin toé !

Et dire que la météo nous annonce que mercredi (donc, dans deux jours), il fera +9°C.