Adieu Centenaire du Canadien de Montréal… et bon débarras !

4 12 2009

Je voulais attendre au moins jusqu’au quart de saison avant de me faire une idée de cette bande de joueurs de hockey qui porte le chandail du Canadien de Montréal en l’an 2009.

Bizarre d’équipe en effet ! Par moments, ils jouent comme des dieux (bof ! disons que le terme est un peu fort mais vous voyez quand même l’analogie j’espère) et par d’autres, comme une équipe de junior sis au dernier rang.

Et maintenant on nous casse les oreilles avec le match du Centenaire ce soir contre les Bruins de Boston. Hah ! Ils vont fort probablement se faire lessiver. Est-ce que je vous surprend en affirmant cela ?

Au moins ce qui a de rassurant, c’est que ce putain de Centenaire se termine ce soir et on serait supposé ne plus en entendre parler sauf comme exemple pour la plus grosse gaffe de l’historique de l’humanité. L’année de ce Centenaire fut longue et aride  et elle ne se termine pas trop tôt ! Un véritable cauchemar.

Je ne peux dire jusqu’à quel point ce damné Centenaire me crée un extrême sentiment de malaise. J’irais même jusqu’à dire qu’en ce qui me concerne cela se pourrait que ce sera la goutte qui fera déborder le vase, comme on dit.

L’équipe de marketing du Canadien joue pesamment et honteusement la carte de l’Histoire.

Oui, honteusement, parce que :

  • le Canadien était jadis l’équipe que toutes les autres, tous sports confondus, voulaient imiter tant l’excellence et les succès étaient ses seuls et uniques buts et les résultats étaient là pour le prouver. Mais maintenant c’est une équipe ordinaire, qui se noie dans l’océan des équipes de sport professionnel qui ne se démarque plus du tout et qui ne sont là que parce qu’il y a du fric à faire sur le dos des amateurs crédules, prêts à avaler n’importe quoi que l’on peut leur raconter
  • en appuyant si fort sur cet « événement » historique du Centenaire, cela est l’évidence même que cette équipe n’est devenue qu’une parodie d’elle-même et qu’elle est loin, très loin derrière d’autres équipes comme Détroit et Pittsburgh maintenant
  • on nous montre ad nauseam les vedettes de jadis mais où sont les vedettes maintenant ? Est-ce que les salaires versés (comme celui de Scott Gomez, par exemple, qui tourne aux alentours de 8 millions $ US par année) rapportent réellement les dividendes auxquels on serait en droit de s’attendre ?
  • les anciennes vedettes étaient passionnées, prêtes à tout pour gagner : qui est passionné, qui veut gagner aujourd’hui, à part peut-être Bryan Gionta et Michael Cammalleri ?
  • les vedettes de jadis étaient à 90 % francophones. Maintenant le peu de francophones qui s’alignent pour le CH ne sont capables que de jouer sur des troisièmes ou quatrièmes trios. Alors un gros bravo pour l’effort de recrutement au Québec, les amis ! Pourtant les autres équipes sont capables d’en trouver des francophones qui ont du talent…
  • l’équipe actuelle est parasitaire, c’est-à-dire qu’elle ne vogue que sur ses succès passés et n’en génère, n’en crée plus de nouveaux

Canadiens de Montréal

Je suis le Canadien de Montréal assidûment depuis plus de 45 ans. J’ai aimé cette équipe et nous vivions une véritable histoire d’amour, elle et moi, et l’équipe me le rendait bien : beau spectacle à regarder, ultra compétitive, finesse, vitesse, désir de vaincre, une image à laquelle nous étions tous fiers de s’identifier. Au fil des ans, le Canadien ne gagnait pas la coupe Stanley nécessairement à chaque année mais il était toujours possible de se reprendre l’année suivante.

Depuis l’échange qui a envoyé Patrick Roy au Colorado, je nourris l’amour que j’ai pour cette équipe avec des réserves que j’ai emmagasinées aux temps de l’excellence. J’attends. Je me dis « sûrement que l’on va secouer la guigne bientôt, ça ne peut pas durer voyons ! » depuis ce temps.

Par exemple, on ne cesse de nous vanter les choix au repêchage que l’on fait année après année et les résultats sont bien en deçà de ce qu’on nous promet.

La vérité, c’est que cette organisation, jadis si prestigieuse, n’est devenue qu’une équipe parmi tant d’autres, anonyme et sans âme, sans saveur, fade.

Et comme dans toute relation « amoureuse » où les besoins ne sont pas comblés depuis plus de 15 ans, j’avoue que mes réserves achèvent, je ne peux plus aimé ce que je vois, je suis à ça de ne plus regarder ce triste spectacle sur glace et prête à tourner les talons. Je suis de moins en moins intéressée par cette équipe au passé étincelant mais qui a sombré bien bas et dont le futur à court et moyen terme n’offre pas grand-chose sauf une promesse d’être encore drabe et platte à mourir l’année prochaine. Et l’autre d’ensuite. Et l’autre. Et l’autre…

Les Molson ont dit qu’ils avaient pleinement confiance dans les membres de direction actuelle du Canadiens de Montréal : dommage, l’occasion aurait été belle de dénicher, entre autre, un DG audacieux, créatif, imaginatif, quelqu’un avec une vision, capable de redonner un peu de lustre à cette équipe dysfonctionnelle qui en a cruellement besoin. Un DG qui saurait s’entourer des meilleurs pour l’aider à accomplir son travail, notamment dans l’équipe de recruteurs des joueurs amateurs (présentement, quel gâchis). Bref, tout ce que n’est pas Bob Gainey, un gars incapable d’évaluation juste du personnel en place.

D’ailleurs sur ce point, le journaliste de La Presse Mathias Brunet, qui connaît son hockey comme pas un, ne nomme jamais le nom de Bob Gainey parmi les dix meilleurs DG de la Ligue Nationale de Hockey.

(Quand j’ai lu que la vente du Canadien avait rapporté trois millions de dollars en boni à Bob Gainey, je me suis esclaffé et ensuite étouffé. On récompense quoi au juste, ici ? Les plans quinquennaux ratés ? Les insuccès à répétition ? Laisser à chaque année l’équipe poireauter dans le minable ?)

Et je ne blâme absolument pas Jacques Martin : avec les joueurs qu’il a sous la main, que peut-il réellement faire ? Il ne peut quand même pas tous les transformer en clones de Mario Lemieux, quand même !

Alors en ce qui me concerne, c’est l’écœurantite aiguë, les amis. Pus capable, pus capable pantoute…

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Ajout 5 décembre 2009 :

Éh bien, éh bien ! On dirait que les ti-gars ont enfin été inspiré hier et en ont sorti une bonne. Quelle équipe énigmatique ! C’est à ne rien y comprendre.

S’ils peuvent continuer sur cette lancée pour un bon bout de temps pour racheter leur quart de saison peu convaincant, c’est tant mieux pour les amateurs. Est-ce que depuis le début de la saison ils ont prouvé qu’ils peuvent le faire ? Ça, c’est une toute autre chose cependant.

Mais n’empêche que ces célébrations me confrontent énormément. Je vois le standard d’excellence de l’équipe qui était et la médiocrité de l’équipe d’aujourd’hui. Et cette médiocrité dure depuis plus de 14 ans.

D’ailleurs Richard Labbé, journaliste sportif de La Presse, résume ce que j’en pense dans ces deux paragraphes :

… Car c’est bien ça, le problème avec la nostalgie. Ça masque la réalité. À force de voir tous ces grands du passé, on se met à espérer, à avoir des attentes irréalistes. Le Canadien aime bien nous faire croire, à l’aide d’un marketing savamment ciselé, que son passé est garant d’un avenir tout aussi glorieux.

Mais la réalité, c’est que le Canadien n’est plus qu’un autre club parmi les 30 clubs de la LNH. Et pas un très bon club, en plus. …

Bien honnêtement, je ne vois aucun signe encourageant qui indique que cela va changer bientôt non plus.

Cette année, Bob Gainey, sans doute un peu honteux de toutes les erreurs qu’il a commises avec son plan quinquennal, nous a monté une équipe toute rapiécée avec des joueurs venant d’un peu partout (un peu comme un Frankenstein, disons) et la chimie ne semble pas vouloir s’installer. Une autre preuve de son cruel manque d’évaluation juste du talent disponible chez les joueurs.

Ces célébrations qui n’en finissaient plus vont peut-être relancer des amateurs dans leur amour pour l’équipe mais pour combien de temps ? Un an, maximum ?

Autre texte qui dit exactement ce que je pense est celui-ci, signé par Jean-François Bégin, L’histoire sans fin. Extrait :

… De retraits de chandails en inaugurations de monuments, l’année du centenaire a été un interminable bain de nostalgie. Elle nous a permis de mesurer une fois de plus, comme si c’était nécessaire, l’attachement viscéral des Montréalais, des Québécois et de bien des Canadiens à leur club, rare point de convergence entre anglophones et francophones, entre jeunes et vieux, entre riches et pauvres.

Le problème, c’est qu’il y a un petit moment déjà que l’eau du bain s’est refroidie: on a beau se complaire dans les succès d’autrefois, vient un moment où la dure réalité du présent nous rattrape. Vient un moment où les chandails rétro, les coffrets DVD des plus grands matchs et les G-strings tatoués du logo du CH ne parviennent plus à nous distraire de la médiocrité dont se satisfait trop souvent l’équipe bâtie, débâtie et rebâtie par Bob Gainey.

C’est vrai, il était autrement plus facile de gagner à l’époque des six clubs. Sam Pollock, paix à son âme, ne serait peut-être plus capable aujourd’hui de réussir les tours de passe-passe dont il avait le secret. Mais quand même. Une équipe comme le Canadien ne devrait pas se satisfaire de surnager en milieu de classement – ou pire, comme c’est le cas présentement, de végéter en queue de peloton. …





Le Canadien maintenant propriété des Molson

20 06 2009

*Pfiou*

Ça été mauditement proche cette histoire-là et on l’a échappé belle ! Je capotais à l’idée que PKP, dit le Führer, pourrait devenir le grand patron de l’équipe.

Jean-François Bégin de La Presse/Cyberpresse vient tout juste de publier un article en ligne comme quoi l’annonce se fera cet après-midi.

Canadiens de Montréal

Bon, maintenant si seulement Bob Gainey peut s’enlever les deux pieds de dedans la vase et se mettre en mouvement avant que le train ne lui passe sous le nez une autre fois, je me dois d’ajouter, on devrait être pas pire. Il n’a plus aucune, mais vraiment plus aucune raison de se traîner les pieds, celui-là. Et j’aimerais bien que son immobilisme déplaise énormément aux Molson, soit dit en passant, autant que cela déplaît aux amateurs et qu’ils lui donnent des directives fermes à suivre pour redresser le navire parti à la dérive, au risque de lui montrer la porte au plus sacrant si Gainey ne les suit pas. Il doit pourtant bien y avoir un DG de compétent en quelque part, non ?

J’ai lu hier en quelque part que si la famille Molson remportait la mise pour l’achat de l’équipe, elle ferait une belle place à Serge Savard dans l’administration. On va voir dans les prochains jours si le yesman/PR boy à Boivin va lever le camp ou s’il va continuer à sévir avec son enthousiasme de petit chien de poche. C’est bien beau le marketing, mais là, ça prend de la substance et du contenu, et pas à peu près, dans cette piteuse équipe et le club en doit en cibole aux amateurs pour l’avoir appuyé si longtemps sans avoir rien eu, ou si peu, en retour.

Au fait, si PKP s’était approprié de l’équipe, ç’aurait été drôle à mourir, à bien y penser. Pour tous les joueurs qui trouvent ça trop stressant de jouer ici à cause de la pression médiatique et de l’exigence des fans, ils n’auraient eu qu’à bien se tenir si Quebecor aurait été le nouveau propriétaire !

Je vois ça d’ici : au nom de sa sacro-sainte convergence, PKP aurait paradé les joueurs à un paquet d’émissions du réseau de télé TVA. Comme si l’équipe aurait été son petit caniche pure race personnel, c’en aurait été gênant. Et là, plus personne, même pas les joueurs en fin de carrière qui ne trouvent plus preneur ailleurs n’auraient voulu venir jouer ici. Sans compter que Le Journal de Montréal et le réseau TVA aurait eu l’exclusivité pour toutes les nouvelles sur le Canadien, toutes les autres sources de média auraient été tenu dans le noir le plus absolu sur tout concernant le club. Conséquemment, les amateurs en aurait bavé un coup pour avoir l’heure juste : l’empire PKP n’aurait eu que des tout le monde il est bon, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil à dire sur leur équipe de hockey. La catastrophe pour le droit à l’information et l’impartialité, quoi. Hah ! Bien fait !

En autant que les Molson eux aussi ne nous laissent pas tomber !

Il doit finalement y avoir un dieu…

Ajout du 20 juin 2009, 18:00 heures :

C’est maintenant officiel

Ajout du 21 juin 2009 :

Il semblerait d’après ce que j’ai lu, qu’il serait tout à fait naturel que le Canadien imite les Maple Leafs de Toronto, au hockey, et les Yankees de New York, au baseball, et que l’organisation se dote d’un poste exclusif pour la retransmission des matches et d’émissions consacrées au Canadien de Montréal dans un avenir plus ou moins rapproché.

Un poste exclusif serait un énorme générateur de fric donc et les trois frères Molson, en plus de leurs partenaires, rentabiliseraient au plus vite leur placement. Ce qui veut dire que la vache à lait ne serait plus seulement les billets vendus pour assister au matches, ni les produits dérivés/breloques vendus et autres : les droits de télédiffusion et les revenus qu’ils génèrent seraient haussés de façon exponentielle. Youppi pour Molson et ses partenaires.

Évidemment, pour les amateurs moins fortunés, ça c’est une moins bonne nouvelle. On dirait bien que nous sommes condamnés au pay per view d’une manière ou d’une autre. Shit !…

Ajout du 22 juin 2009 :

Éh ben ! Il semblerait que nous ne sommes pas tant dans la marde que ça… De l’article Vente du Canadien : le grand soulagement de BCE :

… Et Quebecor aurait assurément pris le relais du Réseau des Sports en 2013 pour la diffusion des parties de hockey sur sa nouvelle chaîne de sports. Or, RDS appartient à CTVglobemedia, dont BCE détient encore 15% des actions après avoir réduit sa participation.

Pour la même raison, la richissime famille Thomson, qui détient 40% de CTVglobemedia par l’entremise de son holding privé Woodbridge, aurait été tout aussi contrariée. …

Alors, j’ose croire que l’on ne nous forcera pas à aller absolument du côté du pay per view pour voir les matches ? Remarquez que la pillule serait moins difficile à avaler si on payait le pay per view pour voir à l’œuvre une équipe capable de rivaliser pour remporter la Coupe Stanley année après année.

Je dis ça juste de même…





Pierre-Karl « De quoi j’me mêle » Péladeau

3 06 2009

Il paraîtrait que PKP de l’empire Québécor/Vidéotron, qui est dans la course pour acheter le Canadiens de Montréal, est étonné et déçu que Gainey n’aie pas attendu deux semaines avant d’engager un nouvel entraîneur.

Non, mais… serait-il possible d’avoir un nouveau propriétaire plus deux de pique que celui-là ? Faut lire le texte pour voir jusqu’à quel point il s’en crisse du hockey et de l’équipe en général (il ne sait même pas qui est Jacques Martin !?! Allô ?!? Y-a-t-il un pilote dans l’avion ?) et que tout ce qui compte dans le fond c’est que son empire insère une tentacule dans un domaine de plus et s’enroule autour bien serré.

Gainey a réglé le dossier de l’entraîneur pour pouvoir passer aux prochaines étapes : pour ne pas manquer de temps afin d’entreprendre l’ouverture de la chasse aux joueurs autonomes dans la LNH le 1er juillet, il faudrait bien qu’il sache si ceux qui l’intéressent au sein même de sa propre équipe veulent bien revenir et ce, à quel prix et conséquemment, qu’il détermine les postes qui resteront à combler entre autres choses. Gainey a agi comme un DG responsable et organisé en nommant tout de suite son entraîneur pour l’an prochain et il ne perd absolument rien : la nomination de Jacques Martin lance un message très sérieux et cela risque d’attirer certains joueurs qui désirent un entraîneur chevronné derrière le banc. Alors personnellement, je ne vois pas où il est le problème.

D’après Péladeau, Gainey aurait dû attendre deux semaines de plus avant d’embaucher le prochain coach. Donc d’après PKP, ce n’est rien du tout si Gainey aurait deux semaines de moins à reconstruire l’équipe. Cou’ don’, le gars a-t-il le droit de dormir la nuit un peu ? Cibole, quel moron, ce Péladeau.

Que dieu nous préserve s’il devient propriétaire parce qu’il serait possible, par l’absurde, que juste parce que ce serait bon pour les cotes d’écoute, il voudrait probablement le bouffon Don Cherry comme entraîneur de l’équipe. À moins qu’il faudrait là aussi qu’on lui explique qui au juste est Don Cherry ?

Pi il est même pas propriétaire que déjà, toujours d’après le texte, il aurait voulu être consulté. Elle est pas mal forte, celle-là. Depuis quand est-ce qu’un potentiel, et je dis bien potentiel acheteur décide de la direction à prendre pour une possible acquisition ? Si l’objet convoité prend une direction qui ne plaît pas à l’acheteur, à ce que je sache, l’acheteur n’a qu’à laisser tomber et hop là ! au suivant, aussi simple que cela.

S’il faut que ce soit réellement lui qui remporte le derby de l’acquisition du Canadien, moi je prédis ceci…

Premièrement, pour voir le Canadien à la télé, faudra sortir la carte de plastique en s’il vous plaît, parce que le Canadien, on le verra seulement à la télé pay per view ou télé à la carte et ça, les amis, ça coûte des bidous !

Deuxièmement, le Canadien a un contrat avec RDS sur le câble pour la diffusion des matches jusqu’en 2013, dites-vous ? Bah ! Pourquoi s’attarder à des peccadilles du genre ?!? Ce ne serait pas la première fois que Quebecor/PKP déchire un contrat valide, en bonne et due forme, et préfère payer les amendes au lieu de respecter le dit contrat.

Troisièmement, avec un propriétaire tyrannique qui se fourrerait le nez partout où cela ne le regarde pas comme PKP, qui voudra venir coacher ici ? Quels joueurs voudront venir jouer ici ? Qui voudra de la job de DG ici ? Pas grand monde, ça c’est garanti !

Et soit dit en passant, que ce soit Quebecor qui remporte la mise pour acheter le club, ou que ce soit Bell, le résultat sera le même, c’est-à-dire pay per view, baby ! Peut-être et seulement peut-être, Bell sera moins violeur dans cette histoire, mais l’amateur aboutira à plus ou moins moyen terme au même endroit. C’est-à-dire, payer pas mal plus cher pour les voir à la télé.

Où je trouve ça désolant c’est qu’un gros paquet de gens, dont moi, n’ont pas les moyens de se payer les billets pour assister en personne aux matches et on n’a que la télé pour voir l’équipe à l’œuvre. Payer le pay per view, à 3$, 4$ ou même plus par match alors qu’il y a 82 matches par année, plus les séries éliminatoires ? ’Scusez-la, mais chus pus dans le même bateau que les autres qui peuvent se les payer et je suis certaine que je ne suis pas l’exception à la règle.

De plus, je crois que si on en vient à cette situation, le pourcentage de fans ou encore d’amateurs va mauditement diminuer, peu importe les savantes campagnes de marketing.

Et quand on entend que la LNH n’est pas si loin que ça de faire un retour dans la ville de Québec, là ça pourrait devenir pas mal intéressant pour l’amateur de hockey du Québec qui aurait maintenant un choix à faire pour son allégeance à une équipe de hockey d’ici.

Alors pour toutes ces raisons, et bien plus encore, on a tout à fait intérêt à ce que ce soit Molson qui redevienne propriétaire du Canadien. Parce qu’il en va de bien plus que de savoir quelle entreprise signera les chèques de paie des joueurs et entraîneurs… Ce sera ni plus ni moins une question de survie du club à plus ou moins longue échéance, ne serait-ce que dans le cœur des amateurs du Québec.