Adieu Centenaire du Canadien de Montréal… et bon débarras !

4 12 2009

Je voulais attendre au moins jusqu’au quart de saison avant de me faire une idée de cette bande de joueurs de hockey qui porte le chandail du Canadien de Montréal en l’an 2009.

Bizarre d’équipe en effet ! Par moments, ils jouent comme des dieux (bof ! disons que le terme est un peu fort mais vous voyez quand même l’analogie j’espère) et par d’autres, comme une équipe de junior sis au dernier rang.

Et maintenant on nous casse les oreilles avec le match du Centenaire ce soir contre les Bruins de Boston. Hah ! Ils vont fort probablement se faire lessiver. Est-ce que je vous surprend en affirmant cela ?

Au moins ce qui a de rassurant, c’est que ce putain de Centenaire se termine ce soir et on serait supposé ne plus en entendre parler sauf comme exemple pour la plus grosse gaffe de l’historique de l’humanité. L’année de ce Centenaire fut longue et aride  et elle ne se termine pas trop tôt ! Un véritable cauchemar.

Je ne peux dire jusqu’à quel point ce damné Centenaire me crée un extrême sentiment de malaise. J’irais même jusqu’à dire qu’en ce qui me concerne cela se pourrait que ce sera la goutte qui fera déborder le vase, comme on dit.

L’équipe de marketing du Canadien joue pesamment et honteusement la carte de l’Histoire.

Oui, honteusement, parce que :

  • le Canadien était jadis l’équipe que toutes les autres, tous sports confondus, voulaient imiter tant l’excellence et les succès étaient ses seuls et uniques buts et les résultats étaient là pour le prouver. Mais maintenant c’est une équipe ordinaire, qui se noie dans l’océan des équipes de sport professionnel qui ne se démarque plus du tout et qui ne sont là que parce qu’il y a du fric à faire sur le dos des amateurs crédules, prêts à avaler n’importe quoi que l’on peut leur raconter
  • en appuyant si fort sur cet « événement » historique du Centenaire, cela est l’évidence même que cette équipe n’est devenue qu’une parodie d’elle-même et qu’elle est loin, très loin derrière d’autres équipes comme Détroit et Pittsburgh maintenant
  • on nous montre ad nauseam les vedettes de jadis mais où sont les vedettes maintenant ? Est-ce que les salaires versés (comme celui de Scott Gomez, par exemple, qui tourne aux alentours de 8 millions $ US par année) rapportent réellement les dividendes auxquels on serait en droit de s’attendre ?
  • les anciennes vedettes étaient passionnées, prêtes à tout pour gagner : qui est passionné, qui veut gagner aujourd’hui, à part peut-être Bryan Gionta et Michael Cammalleri ?
  • les vedettes de jadis étaient à 90 % francophones. Maintenant le peu de francophones qui s’alignent pour le CH ne sont capables que de jouer sur des troisièmes ou quatrièmes trios. Alors un gros bravo pour l’effort de recrutement au Québec, les amis ! Pourtant les autres équipes sont capables d’en trouver des francophones qui ont du talent…
  • l’équipe actuelle est parasitaire, c’est-à-dire qu’elle ne vogue que sur ses succès passés et n’en génère, n’en crée plus de nouveaux

Canadiens de Montréal

Je suis le Canadien de Montréal assidûment depuis plus de 45 ans. J’ai aimé cette équipe et nous vivions une véritable histoire d’amour, elle et moi, et l’équipe me le rendait bien : beau spectacle à regarder, ultra compétitive, finesse, vitesse, désir de vaincre, une image à laquelle nous étions tous fiers de s’identifier. Au fil des ans, le Canadien ne gagnait pas la coupe Stanley nécessairement à chaque année mais il était toujours possible de se reprendre l’année suivante.

Depuis l’échange qui a envoyé Patrick Roy au Colorado, je nourris l’amour que j’ai pour cette équipe avec des réserves que j’ai emmagasinées aux temps de l’excellence. J’attends. Je me dis « sûrement que l’on va secouer la guigne bientôt, ça ne peut pas durer voyons ! » depuis ce temps.

Par exemple, on ne cesse de nous vanter les choix au repêchage que l’on fait année après année et les résultats sont bien en deçà de ce qu’on nous promet.

La vérité, c’est que cette organisation, jadis si prestigieuse, n’est devenue qu’une équipe parmi tant d’autres, anonyme et sans âme, sans saveur, fade.

Et comme dans toute relation « amoureuse » où les besoins ne sont pas comblés depuis plus de 15 ans, j’avoue que mes réserves achèvent, je ne peux plus aimé ce que je vois, je suis à ça de ne plus regarder ce triste spectacle sur glace et prête à tourner les talons. Je suis de moins en moins intéressée par cette équipe au passé étincelant mais qui a sombré bien bas et dont le futur à court et moyen terme n’offre pas grand-chose sauf une promesse d’être encore drabe et platte à mourir l’année prochaine. Et l’autre d’ensuite. Et l’autre. Et l’autre…

Les Molson ont dit qu’ils avaient pleinement confiance dans les membres de direction actuelle du Canadiens de Montréal : dommage, l’occasion aurait été belle de dénicher, entre autre, un DG audacieux, créatif, imaginatif, quelqu’un avec une vision, capable de redonner un peu de lustre à cette équipe dysfonctionnelle qui en a cruellement besoin. Un DG qui saurait s’entourer des meilleurs pour l’aider à accomplir son travail, notamment dans l’équipe de recruteurs des joueurs amateurs (présentement, quel gâchis). Bref, tout ce que n’est pas Bob Gainey, un gars incapable d’évaluation juste du personnel en place.

D’ailleurs sur ce point, le journaliste de La Presse Mathias Brunet, qui connaît son hockey comme pas un, ne nomme jamais le nom de Bob Gainey parmi les dix meilleurs DG de la Ligue Nationale de Hockey.

(Quand j’ai lu que la vente du Canadien avait rapporté trois millions de dollars en boni à Bob Gainey, je me suis esclaffé et ensuite étouffé. On récompense quoi au juste, ici ? Les plans quinquennaux ratés ? Les insuccès à répétition ? Laisser à chaque année l’équipe poireauter dans le minable ?)

Et je ne blâme absolument pas Jacques Martin : avec les joueurs qu’il a sous la main, que peut-il réellement faire ? Il ne peut quand même pas tous les transformer en clones de Mario Lemieux, quand même !

Alors en ce qui me concerne, c’est l’écœurantite aiguë, les amis. Pus capable, pus capable pantoute…

_____________________

Ajout 5 décembre 2009 :

Éh bien, éh bien ! On dirait que les ti-gars ont enfin été inspiré hier et en ont sorti une bonne. Quelle équipe énigmatique ! C’est à ne rien y comprendre.

S’ils peuvent continuer sur cette lancée pour un bon bout de temps pour racheter leur quart de saison peu convaincant, c’est tant mieux pour les amateurs. Est-ce que depuis le début de la saison ils ont prouvé qu’ils peuvent le faire ? Ça, c’est une toute autre chose cependant.

Mais n’empêche que ces célébrations me confrontent énormément. Je vois le standard d’excellence de l’équipe qui était et la médiocrité de l’équipe d’aujourd’hui. Et cette médiocrité dure depuis plus de 14 ans.

D’ailleurs Richard Labbé, journaliste sportif de La Presse, résume ce que j’en pense dans ces deux paragraphes :

… Car c’est bien ça, le problème avec la nostalgie. Ça masque la réalité. À force de voir tous ces grands du passé, on se met à espérer, à avoir des attentes irréalistes. Le Canadien aime bien nous faire croire, à l’aide d’un marketing savamment ciselé, que son passé est garant d’un avenir tout aussi glorieux.

Mais la réalité, c’est que le Canadien n’est plus qu’un autre club parmi les 30 clubs de la LNH. Et pas un très bon club, en plus. …

Bien honnêtement, je ne vois aucun signe encourageant qui indique que cela va changer bientôt non plus.

Cette année, Bob Gainey, sans doute un peu honteux de toutes les erreurs qu’il a commises avec son plan quinquennal, nous a monté une équipe toute rapiécée avec des joueurs venant d’un peu partout (un peu comme un Frankenstein, disons) et la chimie ne semble pas vouloir s’installer. Une autre preuve de son cruel manque d’évaluation juste du talent disponible chez les joueurs.

Ces célébrations qui n’en finissaient plus vont peut-être relancer des amateurs dans leur amour pour l’équipe mais pour combien de temps ? Un an, maximum ?

Autre texte qui dit exactement ce que je pense est celui-ci, signé par Jean-François Bégin, L’histoire sans fin. Extrait :

… De retraits de chandails en inaugurations de monuments, l’année du centenaire a été un interminable bain de nostalgie. Elle nous a permis de mesurer une fois de plus, comme si c’était nécessaire, l’attachement viscéral des Montréalais, des Québécois et de bien des Canadiens à leur club, rare point de convergence entre anglophones et francophones, entre jeunes et vieux, entre riches et pauvres.

Le problème, c’est qu’il y a un petit moment déjà que l’eau du bain s’est refroidie: on a beau se complaire dans les succès d’autrefois, vient un moment où la dure réalité du présent nous rattrape. Vient un moment où les chandails rétro, les coffrets DVD des plus grands matchs et les G-strings tatoués du logo du CH ne parviennent plus à nous distraire de la médiocrité dont se satisfait trop souvent l’équipe bâtie, débâtie et rebâtie par Bob Gainey.

C’est vrai, il était autrement plus facile de gagner à l’époque des six clubs. Sam Pollock, paix à son âme, ne serait peut-être plus capable aujourd’hui de réussir les tours de passe-passe dont il avait le secret. Mais quand même. Une équipe comme le Canadien ne devrait pas se satisfaire de surnager en milieu de classement – ou pire, comme c’est le cas présentement, de végéter en queue de peloton. …





Signatures des agents libres 2009 de la Ligue Nationale de Hockey

3 07 2009

Bon alors le 1er juillet, Bob Gainey s’est offert une journée de shopping comme s’il voulait annihiler des années de privation : comme s’il en avait ras le pompon de voir son réfrigérateur vide tout ce temps.

J’ose croire que l’équipe est plus compétitive qu’elle ne l’était avant l’ouverture de la valse de signature de contrats. Là n’est pas le problème, d’après moi.

C’est sûr que Saku Koivu, malgré tout son courage et sa détermination, avait fait son temps. D’ailleurs, je pense qu’il était devenu impératif d’assainir l’air du vestiaire. Il allait de soi cependant que Koivu devait être remercié pour les années de services rendus sur la patinoire mais certainement pas en dehors de celle-ci. En effet, je crois que les dirigeants du Canadiens en le nommant capitaine de l’équipe, il y a cela bien des lunes, avait une perception un peu, pas mal, tordue et fuckée de la signification du mot capitaine. Depuis que Koivu en a été le capitaine, je n’ai jamais vu une équipe de hockey aussi peu unie, aussi peu pressée de se serrer les coudes et de faire front commun face à l’adversité. Jamais. J’ai vu des athlètes qui agissaient chacun de leur côté, sans aucune cause commune. Et il a été la source de nombreux échanges et départs d’autres joueurs et entraîneurs.

Il me semble que le capitaine d’une équipe de hockey ne doit pas seulement tenter d’inspirer ses coéquipiers par sa détermination, mais aussi être rassembleur, accueillant pour les recrues et les nouveaux arrivants, faire le lien entre l’état-major et ses coéquipiers, veiller à ce que tous et chacun respectent les autres au sein de l’équipe et les amateurs. Et ce respect inclut évidemment ne pas donner priorité à faire la fête dans les bars soir après soir au point où les performances sur la glace sont en chute libre. Tout ceci, il ne l’a visiblement pas fait comme en ont fait foi les événements de l’année du Centenaire, la saison où les problèmes minant l’esprit d’équipe ont été les plus flagrants. Donc, c’est un constat d’échec le plus total, Koivu comme capitaine, et Gainey l’a finalement vu et agi en conséquence. Y était temps…

Alors je crois bien qu’il sera intéressant de voir jusqu’à quel point le départ de Koivu va raffermir les liens dans l’équipe et créer un esprit de cohésion.

Je suis profondément peinée, pleine d’une tristesse qui alourdit l’âme en ce qui concerne la fin d’Alex Kovalev à Montréal. Ne me demandez pas pourquoi, mais ce gars-là dégageait une sensibilité hors du commun, une finesse d’esprit que peu de joueurs avaient et ont. Son engagement dans la communauté, ses œuvres caritatives, son dévouement auprès des enfants malades ou pauvres, mettant à leur disposition sa loge corporative, sa disponibilité auprès des amateurs du Canadien, que dire de plus sauf qu’un énorme morceau vient de nous quitter. En voilà un qui se rappelait de ses origines et qui, à sa manière, essayait de faire son possible pour aider les autres et faire une différence dans la vie. Et quand il se mettait en tête d’offrir son plein rendement sur la patinoire, c’était de toute beauté de le voir aller. Pas pour rien que le sobriquet Artiste lui a été acollé.

logo Canadien de Montréal

Komisarek ? Comme la majorité des gens, je le voyais comme le futur capitaine malgré qu’il est un joueur unidimensionnel. Son apport à l’offensive est nul mais côté défensif et robustesse, il était solide comme le roc. J’ai l’impression que ses combats perdus aux mains de Milan Lucic des Bruins de Boston l’ont ébranlé au point où il n’était plus le même. Était-ce parce qu’il était tanné d’être le seul au sein des joueurs réguliers à pouvoir jouer dur et physique ? Était-ce parce qu’il voulait signer avec une équipe comme Toronto qui aurait d’autres joueurs robustes comme lui dans ses rangs et qu’il ne serait plus le seul, ou à peu près, à porter le fardeau ? Était-ce l’orgueil d’avoir perdu la face dans ses combats ? Ché pas trop, mais il s’est passé quelque chose qui lui a fait tourner aussi facilement les talons face à l’équipe qui l’a formé et amené à ce niveau depuis qu’il a été repêché.

Deuxième constat. Je trouve dommage au plus haut point que l’identité francophone de l’équipe est encore plus basse qu’elle ne l’était auparavant. Au fait, elle est maintenant pratiquement inexistante. À moins d’un échange, il ne reste plus que trois, je dis bien trois québécois francophones au sein du club : Maxime Lapierre, Guillaume Latendresse et Georges Laraque. C’est tout. Pour une équipe qui veut rester proche de ses fans, une clientèle à très grosse majorité francophone, on repassera !

Mais bon, comme ils disent, au moins s’ils gagnent, il y aura bien au moins ça. Alors, un autre ajout de pression les boys, pour l’année prochaine ? Il vous faut absolument gagner, pour sauver la face de votre boss, han ?

Troisième constat. Bien que les nouveaux venus sont sensés être un peu plus talentueux que ceux qu’ils remplacent… Scott Gomez à huit millions par année ? Vraiment ? Gionta à cinq millions par année alors qu’il n’a eu le statut de joueur étoile qu’une saison, comme ailier de Gomez au New Jersey ? Si Montréal doit payer une prime pour attirer les agents libres dans son équipe comme cela semble être le cas, pourquoi ne pas demander à Herr Bettman une baisse dans la péréquation que l’on paie aux équipes pauvres de la ligue comme les Coyotes de Phoenix et le Lightning de Tampa Bay ? Ça égaliserait mieux les choses, me semble.

Et n’oublions pas que ces contrats des nouveaux joueurs ne viennent à échéance que dans quatre ou cinq ans alors si Gainey s’est trompé, encore une fois voudrais-je ajouter, ça va être long longtemps !

Alors, on verra bien la saison prochaine. Mais j’ai bien peur de devoir dire encore une fois Ayoille

Et Gainey évidemment n’ira pas chercher François Beauchemin, que non ! Un joueur qu’il n’aurait jamais perdu s’il avait fait sa job comme il se doit il y a quelques années au lieu de le soumettre au ballottage en se disant que personne ne le prendrait…

Je pense que Gainey fait constamment preuve qu’il a beaucoup de difficulté à faire une évaluation réaliste et juste des joueurs qu’il a sous la main. Comme le rôle principal d’un directeur général est avant tout de faire une bonne évaluation du personnel, on est dans le trouble en maudit !

Comme le dit si bien François Gagnon, comment se fait-il que Beauchemin est Assez bon pour le Canada, mais pas assez pour le Canadien… ? Et dire que Gainey affirme qu’il lui manque un défenseur pour combler les carences de son équipe et qu’il n’a toujours pas contacté avec une offre sérieuse Beauchemin, un défenseur supérieur à Komisarek…

Et soit dit en passant, les nouveaux venus, c’est pas le Pérou au niveau du gabarit, han ? Au dire même de tous les analystes, journalistes et de Gainey lui-même, il manquait un gros joueur de centre et des gars un peu plus difficiles à déplacer en avant du filet adverse si le Canadien veut un jour se rendre un peu plus loin en séries éliminatoires et être compétitif. Le plus grand des avants signés lors du derby des joueurs autonomes, Scott Gomez, un joueur de centre, fait 5′10″ ! Koivu, qu’on disait trop petit, fait 5′10″… Alors, faites le calcul. Bout de viarge.

Et je ne parle pas de Hal Gill, dit Le Totem : si Jacques Martin est honnête, il ne le fera pas jouer trop souvent celui-là l’an prochain à moins que ça lui tente de mettre l’équipe dans l’eau chaude à chaque fois que Gill fera le piquet de clôture pogné dans le béton à la ligne bleue. Et Martin devra l’esquiver, faire comme si Gill ne sera pas sur le banc à attendre un call pour embarquer sur la glace pendant deux ans parce que son contrat est valide pour les deux prochaines saisons.

Dans le fond, je suis pas mal en crisse finalement que l’argent disponible ait été aussi mal dépensé. Il ne faut pas oublier que le Canadien était, dans la ligue, la deuxième équipe avec le plus gros budget à sa disposition pour les signatures d’agents libres cet été. Au cours de la prochaine saison, si le DG s’aperçoit que l’équipe n’est pas à son goût et ne performe pas au niveau des attentes, il aura les mains complètement liées et aucune marge manœuvre possible pour faire des changements de personnel avec des échanges car il va défoncer le plafond salarial, comme les Flyers de Philadelphie cette année.

Et pour clore ce post, il faut jeter un coup d’œil sur l’article de Ronald King, Une équipe améliorée? Pas sûr, c’est plein de bon sens.

Super tout ça, finalement…

Je me dois de rajouter, pour ceux qui sont intéressés, qu’il y a deux pétitions en cours présentement pour ramener Alex Kovalev dans le giron de l’équipe.

Combinées, ces deux pétitions contiennent déjà 11364 signatures.

De plus, il est possible de laisser un commentaire directement sur la page web d’Alex Kovalev, juste ici.

Ajout 4 juillet 2009 :

À lire cet article du blogue de François Gagnon, Maudite dépression…

On est un drôle de monde au Québec. Si on a le culot de se questionner à propos de notre identité francophone qui s’en va en déclin, on se fait traiter de féfans, de nationalleux et de maudits séparatisses par d’autres francophones et nos adorés angryphones.

Ça me rappelle quand j’étais ado, combien parler français était un peu honteux, une tare pour beaucoup et qu’il fallait se dépêcher au plus sacrant d’apprendre l’anglais, une langue beaucoup plus noble, et si on ne le pouvait pas il fallait vite se culpabiliser d’être aussi nul.

On a eu un soubresaut de fierté qui a duré environ une vingtaine d’années pour finalement se retrouver au point de départ. C’est scandaleux de vouloir protéger notre culture…

À ce que je sache, il n’y a personne dans les commentaires sur les sites web qui exigent une équipe uniquement composée de joueurs québécois francophones, on demande juste qu’à talent égal, qu’on embauche des francophones, cibole !

Par exemple, on laisse partir Francis Bouillon mais on va chercher Hal Gill ? À deux millions US par année, pour deux ans ? Surtout que je suis prête à parier que Bouillon n’aurait jamais demandé deux millions par année, lui !

Gainey a dit que Gill, c’est pour nettoyer le devant du filet. Je veux bien. Mais comment ça va se passer ça, exactement ? Quand Gill va être sur la glace, il va rester planté devant son but, même quand l’attaque est rendue à l’autre bout de la patinoire ? Parce qu’il ne faut pas oublier que s’il s’avance pour appuyer l’attaque de son équipe, il n’est pas dit quand il va pouvoir revenir dans sa propre zone. Probablement après que l’équipe adverse aura compté un but en échappée, tiens !

Enfin, il est tout à fait logique de penser que si Bob Gainey était un si bon directeur général que cela, le Canadien aurait au moins été d’une finale de la coupe Stanley depuis qu’il a exigé le poste de DG, il me semble. Et de toute façon, s’il était aussi brillant et compétent que ça, jamais les Stars de Dallas ne l’aurait congédié.

Je dis exigé parce que c’est lui-même qui aurait contacté un membre de la famille Molson pour faire tasser André Savard qui était DG à l’époque. J’ai toujours été outrée que l’on n’ait pas donné une véritable chance à Savard de faire ses preuves, d’ailleurs.

Entéka, on va continuer à s’autoflageller en tant que peuple et culture, ça change le mal de place et ça nous distrait comme des enfants blasés passant le temps dans un carré de sable…

Franchement, il y en a qui sont aussi niaiseux que les américains qui se chamaillent encore, Républicains versus Démocrates. La droite versus la gauche. Ils ont un pays au bord de la faillite, qui a entraîné dans sa ruine et sa propre récession le monde entier et au lieu de se retrousser les manches et reconstruire leur pays, ils se cherchent des poux. Nombreux sont ceux qui croient dur comme fer qu’Obama est un maudit socialiste sale. Ça met en relief à gros traits de crayon gras le peu de culture ces gens-là ont, dans le fond. S’ils connaissaient le moindrement la politique, ils se la fermeraient au lieu de dire des bêtises du genre… Pi il y en au Québec qui s’empressent de leur resembler. Pitié !

Des fanboyz que je les appelle. Gainey sacrerait dehors toute l’équipe, ne signerait que des peewees pour remplacer les joueurs congédiés et les fanboyz crieraient toujours au génie… Faut croire que la campagne de marketing mise en place par PR Boy Boivin est particuliérement potente. Ou que les fanboyz en question ont le quotient intellectuel faisant du rase motte en s’il-vous-plaît.

Ajout 5 juillet 2009, 8:00 heures :

Bon suite au succès fulgurant des pétitions, il y en a qui organise Un rassemblement pour Alex Kovalev.

La date est aujourd’hui dimanche le 5 juillet à 13:00 heures. L’endroit est au Centre Bell, Place du Centenaire. Avis aux intéressés.

Ah et puis les deux pétitions mentionnées plus haut sont rendus à 15200 signatures. Pas pire pantoute….

Ajout 6 juillet 2009 :

Non mais, faut-y pas être nul comme DG ou quoi ?

Beauchemin : le Canadien n’a jamais rappelé !

Gainey dehors !

Ajout 15 juillet 2009 :

Bon, je dois avouer que les deux dernières acquisitions de Gainey peuvent peut-être sauver la mise, on verra bien au mois d’octobre, n’est-ce pas ?

En effet, je crois bien que l’attaquant Travis Moen et le défenseur Paul Mara vont sensiblement grossir les petits joueurs, payés à fort prix d’ailleurs, acquis sur le marché des joueurs autonomes et via des transactions. Le fait demeure que je ne suis absolument pas entichée de la signature de Hal Gill mais, bon, tout dépendra de la façon qu’il sera employé par Jacques Martin.

Des explications de ces derniers ajouts à la formation, Mara et Moen modifient la hiérarchie.

Une autre chose que je trouve frustrante c’est que l’arrivée cet été de tous ces vétérans défenseurs recule d’une année ou plus les débuts du jeune talent de l’organisation comme Yanick Weber, Mathieu Carle et P.K. Suban. J’avais tellement hâte de les voir en action ces trois-là !

Et pour ceux qui sont vites à lancer la pierre aux autres qui bitchent à cause du manque de joueurs francophones chez le Canadien, je les inviteraient à penser un tout petit peu plus loin que le bout de leurs nez et de leur fédélarisme et de vraiment fouiller pour trouver le coupable. Un article qui explique clairement ce que je pense à ce sujet est Victime du débat linguistique et les aiderait peut-être, s’ils sont ouverts d’esprit, à comprendre la problématique.

L’auteure Caroline Morgan parle des médias et amateurs francophones qui, d’après les médias et amateurs anglophones de l’équipe, ont particulièrement été durs envers Saku Koivu et son apparent refus et indifférence à apprendre le français pour s’adresser aux partisans francophones lors de son règne en tant que capitaine del’équipe. Elle dévoile aussi le rôle que joue le département de marketing du Canadien de Montréal. En voici un très court extrait:

Le traitement qu’ont fait les médias et les amateurs du départ de Saku Koivu, capitaine pendant neuf saisons du Canadien de Montréal, révèle un malaise profond à l’égard de cette organisation qui récupère sans scrupule la fierté identitaire et linguistique du Québec à des fins de marketing.

C’est du moins ce qui ressort de la lecture de divers sites médiatiques et forums d’amateurs. Au final, pour de trop nombreux francophones et anglophones, Saku Koivu aura servi d’instrument pour alimenter l’éternelle controverse linguistique. …

N’oublions pas la responsabilité de la direction du Canadien. Quand il s’agit de soutirer le maximum de dollars aux amateurs, le club n’hésite pas à jouer à fond la carte identitaire: on ressort la tradition, les racines canadiennes-françaises du club, les Flying Frenchmen, Maurice Richard, « L’histoire se joue ici »…

Évidemment, le public demande alors pourquoi le capitaine ne parle pas français et pourquoi l’alignement des joueurs semble, au chapitre de la représentativité, parfaitement interchangeable avec celui des 29 autres équipes de la Ligue nationale de hockey. Alors, le Tricolore se fait tartuffe et se réfugie dans l’excuse typique : les joueurs sont payés pour jouer au hockey, pas pour faire de la représentation culturelle.

Il est grand temps que le Canadien de Montréal cesse de manger à tous les râteliers. Ou il assume son discours identitaire et envoie ses joueurs à l’Institut Berlitz, ou – ce qui semble plus réaliste – il arrête de charrier les amateurs avec la tradition, les racines et tout le reste, et se cantonne à sa mission : vendre du hockey.

Très bien dit !





Le Canadien maintenant propriété des Molson

20 06 2009

*Pfiou*

Ça été mauditement proche cette histoire-là et on l’a échappé belle ! Je capotais à l’idée que PKP, dit le Führer, pourrait devenir le grand patron de l’équipe.

Jean-François Bégin de La Presse/Cyberpresse vient tout juste de publier un article en ligne comme quoi l’annonce se fera cet après-midi.

Canadiens de Montréal

Bon, maintenant si seulement Bob Gainey peut s’enlever les deux pieds de dedans la vase et se mettre en mouvement avant que le train ne lui passe sous le nez une autre fois, je me dois d’ajouter, on devrait être pas pire. Il n’a plus aucune, mais vraiment plus aucune raison de se traîner les pieds, celui-là. Et j’aimerais bien que son immobilisme déplaise énormément aux Molson, soit dit en passant, autant que cela déplaît aux amateurs et qu’ils lui donnent des directives fermes à suivre pour redresser le navire parti à la dérive, au risque de lui montrer la porte au plus sacrant si Gainey ne les suit pas. Il doit pourtant bien y avoir un DG de compétent en quelque part, non ?

J’ai lu hier en quelque part que si la famille Molson remportait la mise pour l’achat de l’équipe, elle ferait une belle place à Serge Savard dans l’administration. On va voir dans les prochains jours si le yesman/PR boy à Boivin va lever le camp ou s’il va continuer à sévir avec son enthousiasme de petit chien de poche. C’est bien beau le marketing, mais là, ça prend de la substance et du contenu, et pas à peu près, dans cette piteuse équipe et le club en doit en cibole aux amateurs pour l’avoir appuyé si longtemps sans avoir rien eu, ou si peu, en retour.

Au fait, si PKP s’était approprié de l’équipe, ç’aurait été drôle à mourir, à bien y penser. Pour tous les joueurs qui trouvent ça trop stressant de jouer ici à cause de la pression médiatique et de l’exigence des fans, ils n’auraient eu qu’à bien se tenir si Quebecor aurait été le nouveau propriétaire !

Je vois ça d’ici : au nom de sa sacro-sainte convergence, PKP aurait paradé les joueurs à un paquet d’émissions du réseau de télé TVA. Comme si l’équipe aurait été son petit caniche pure race personnel, c’en aurait été gênant. Et là, plus personne, même pas les joueurs en fin de carrière qui ne trouvent plus preneur ailleurs n’auraient voulu venir jouer ici. Sans compter que Le Journal de Montréal et le réseau TVA aurait eu l’exclusivité pour toutes les nouvelles sur le Canadien, toutes les autres sources de média auraient été tenu dans le noir le plus absolu sur tout concernant le club. Conséquemment, les amateurs en aurait bavé un coup pour avoir l’heure juste : l’empire PKP n’aurait eu que des tout le monde il est bon, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil à dire sur leur équipe de hockey. La catastrophe pour le droit à l’information et l’impartialité, quoi. Hah ! Bien fait !

En autant que les Molson eux aussi ne nous laissent pas tomber !

Il doit finalement y avoir un dieu…

Ajout du 20 juin 2009, 18:00 heures :

C’est maintenant officiel

Ajout du 21 juin 2009 :

Il semblerait d’après ce que j’ai lu, qu’il serait tout à fait naturel que le Canadien imite les Maple Leafs de Toronto, au hockey, et les Yankees de New York, au baseball, et que l’organisation se dote d’un poste exclusif pour la retransmission des matches et d’émissions consacrées au Canadien de Montréal dans un avenir plus ou moins rapproché.

Un poste exclusif serait un énorme générateur de fric donc et les trois frères Molson, en plus de leurs partenaires, rentabiliseraient au plus vite leur placement. Ce qui veut dire que la vache à lait ne serait plus seulement les billets vendus pour assister au matches, ni les produits dérivés/breloques vendus et autres : les droits de télédiffusion et les revenus qu’ils génèrent seraient haussés de façon exponentielle. Youppi pour Molson et ses partenaires.

Évidemment, pour les amateurs moins fortunés, ça c’est une moins bonne nouvelle. On dirait bien que nous sommes condamnés au pay per view d’une manière ou d’une autre. Shit !…

Ajout du 22 juin 2009 :

Éh ben ! Il semblerait que nous ne sommes pas tant dans la marde que ça… De l’article Vente du Canadien : le grand soulagement de BCE :

… Et Quebecor aurait assurément pris le relais du Réseau des Sports en 2013 pour la diffusion des parties de hockey sur sa nouvelle chaîne de sports. Or, RDS appartient à CTVglobemedia, dont BCE détient encore 15% des actions après avoir réduit sa participation.

Pour la même raison, la richissime famille Thomson, qui détient 40% de CTVglobemedia par l’entremise de son holding privé Woodbridge, aurait été tout aussi contrariée. …

Alors, j’ose croire que l’on ne nous forcera pas à aller absolument du côté du pay per view pour voir les matches ? Remarquez que la pillule serait moins difficile à avaler si on payait le pay per view pour voir à l’œuvre une équipe capable de rivaliser pour remporter la Coupe Stanley année après année.

Je dis ça juste de même…





Pierre-Karl « De quoi j’me mêle » Péladeau

3 06 2009

Il paraîtrait que PKP de l’empire Québécor/Vidéotron, qui est dans la course pour acheter le Canadiens de Montréal, est étonné et déçu que Gainey n’aie pas attendu deux semaines avant d’engager un nouvel entraîneur.

Non, mais… serait-il possible d’avoir un nouveau propriétaire plus deux de pique que celui-là ? Faut lire le texte pour voir jusqu’à quel point il s’en crisse du hockey et de l’équipe en général (il ne sait même pas qui est Jacques Martin !?! Allô ?!? Y-a-t-il un pilote dans l’avion ?) et que tout ce qui compte dans le fond c’est que son empire insère une tentacule dans un domaine de plus et s’enroule autour bien serré.

Gainey a réglé le dossier de l’entraîneur pour pouvoir passer aux prochaines étapes : pour ne pas manquer de temps afin d’entreprendre l’ouverture de la chasse aux joueurs autonomes dans la LNH le 1er juillet, il faudrait bien qu’il sache si ceux qui l’intéressent au sein même de sa propre équipe veulent bien revenir et ce, à quel prix et conséquemment, qu’il détermine les postes qui resteront à combler entre autres choses. Gainey a agi comme un DG responsable et organisé en nommant tout de suite son entraîneur pour l’an prochain et il ne perd absolument rien : la nomination de Jacques Martin lance un message très sérieux et cela risque d’attirer certains joueurs qui désirent un entraîneur chevronné derrière le banc. Alors personnellement, je ne vois pas où il est le problème.

D’après Péladeau, Gainey aurait dû attendre deux semaines de plus avant d’embaucher le prochain coach. Donc d’après PKP, ce n’est rien du tout si Gainey aurait deux semaines de moins à reconstruire l’équipe. Cou’ don’, le gars a-t-il le droit de dormir la nuit un peu ? Cibole, quel moron, ce Péladeau.

Que dieu nous préserve s’il devient propriétaire parce qu’il serait possible, par l’absurde, que juste parce que ce serait bon pour les cotes d’écoute, il voudrait probablement le bouffon Don Cherry comme entraîneur de l’équipe. À moins qu’il faudrait là aussi qu’on lui explique qui au juste est Don Cherry ?

Pi il est même pas propriétaire que déjà, toujours d’après le texte, il aurait voulu être consulté. Elle est pas mal forte, celle-là. Depuis quand est-ce qu’un potentiel, et je dis bien potentiel acheteur décide de la direction à prendre pour une possible acquisition ? Si l’objet convoité prend une direction qui ne plaît pas à l’acheteur, à ce que je sache, l’acheteur n’a qu’à laisser tomber et hop là ! au suivant, aussi simple que cela.

S’il faut que ce soit réellement lui qui remporte le derby de l’acquisition du Canadien, moi je prédis ceci…

Premièrement, pour voir le Canadien à la télé, faudra sortir la carte de plastique en s’il vous plaît, parce que le Canadien, on le verra seulement à la télé pay per view ou télé à la carte et ça, les amis, ça coûte des bidous !

Deuxièmement, le Canadien a un contrat avec RDS sur le câble pour la diffusion des matches jusqu’en 2013, dites-vous ? Bah ! Pourquoi s’attarder à des peccadilles du genre ?!? Ce ne serait pas la première fois que Quebecor/PKP déchire un contrat valide, en bonne et due forme, et préfère payer les amendes au lieu de respecter le dit contrat.

Troisièmement, avec un propriétaire tyrannique qui se fourrerait le nez partout où cela ne le regarde pas comme PKP, qui voudra venir coacher ici ? Quels joueurs voudront venir jouer ici ? Qui voudra de la job de DG ici ? Pas grand monde, ça c’est garanti !

Et soit dit en passant, que ce soit Quebecor qui remporte la mise pour acheter le club, ou que ce soit Bell, le résultat sera le même, c’est-à-dire pay per view, baby ! Peut-être et seulement peut-être, Bell sera moins violeur dans cette histoire, mais l’amateur aboutira à plus ou moins moyen terme au même endroit. C’est-à-dire, payer pas mal plus cher pour les voir à la télé.

Où je trouve ça désolant c’est qu’un gros paquet de gens, dont moi, n’ont pas les moyens de se payer les billets pour assister en personne aux matches et on n’a que la télé pour voir l’équipe à l’œuvre. Payer le pay per view, à 3$, 4$ ou même plus par match alors qu’il y a 82 matches par année, plus les séries éliminatoires ? ’Scusez-la, mais chus pus dans le même bateau que les autres qui peuvent se les payer et je suis certaine que je ne suis pas l’exception à la règle.

De plus, je crois que si on en vient à cette situation, le pourcentage de fans ou encore d’amateurs va mauditement diminuer, peu importe les savantes campagnes de marketing.

Et quand on entend que la LNH n’est pas si loin que ça de faire un retour dans la ville de Québec, là ça pourrait devenir pas mal intéressant pour l’amateur de hockey du Québec qui aurait maintenant un choix à faire pour son allégeance à une équipe de hockey d’ici.

Alors pour toutes ces raisons, et bien plus encore, on a tout à fait intérêt à ce que ce soit Molson qui redevienne propriétaire du Canadien. Parce qu’il en va de bien plus que de savoir quelle entreprise signera les chèques de paie des joueurs et entraîneurs… Ce sera ni plus ni moins une question de survie du club à plus ou moins longue échéance, ne serait-ce que dans le cœur des amateurs du Québec.





Jacques Martin, coach du Canadien de Montréal

1 06 2009

Éh ben ! Celle-là, je ne l’ai pas vue venir pi c’est vrai. Jacques Martin nommé entraîneur du Canadien.

Ce que j’en pense… Jacques Martin est un excellent coach de hockey, mais on a qu’à se rappeler des Sénateurs d’Ottawa pour voir qu’il a coaché une équipe bourrée de talent à cette époque de sa carrière. Sont-ce les qualités d’un entraîneur ou le talent de l’équipe qui sont la principale source des succès d’une équipe de hockey ? Avec une équipe ayant dans l’alignement des jeunes Alfredsson, Hossa, Chára, Bonk, Phillips, Yashin (à l’époque où il se forçait un peu), Spezza, Havlát, etc.B

N’empêche qu’avec cet alignement, Martin n’a jamais été capable de remporter la coupe Stanley, ce qui me tiédit quelque peu face à cette nomination : il ne peut pas tout à fait motiver les joueurs qu’il a à sa disposition, on dirait bien.

Est-ce que Martin est avant tout un brillant tacticien ? A-t-il plein contrôle du vestiaire ? Sera-t-il capable de former un tout homogène avec la gang de veudettes dysfonctionnelles qui endossent le chandail tricolore ? On verra bien, mais son embauche renvoie le message que la direction désire du sérieux derrière le banc de son équipe pour l’an prochain.

Canadiens de Montréal

Il faudra sans aucun doute que Martin choisisse ses adjoints avec grand soin et beaucoup de discernement, des adjoints qui sauront apporter à l’équipe ce qui manque à son genre de leadership.

Alors pour les joueurs comme Alex Tanguay qui se questionnaient s’ils re-signeraient avec l’équipe pour l’an prochain, si le prochain entraîneur leur plairaient ou non, si l’incertitude entourant la vente de l’équipe leur donneraient des munitions pour déguerpir au plus sacrant, la balle est maintenant dans leur camp…

C’est une histoire à suivre…

Ajout 1 juin 2009 15:25 h :

Après avoir visionné la conférence de presse du Canadien, j’ai appris que Roland Melanson ne sera pas de retour comme entraîneur des gardiens de but l’année prochaine et ça, c’est une excellente nouvelle.

Un qui avait l’air complètement fou, dépassé et mélangé, c’est Carey Price, comme s’il ne savait plus ce qu’il devait faire devant son but.

Jaroslav Halak semble beaucoup plus fort que Price entre les deux oreilles et paraissait pas mal mieux devant le filet mais le pôvre Price, lui. Ayoille ! Comme si Melanson essayait de lui faire changer constamment son style et que ces nouveaux repères ne lui étaient pas naturels du tout.

Alors, je rêve au retour de François Allaire, celui qui a permis à Patrick Roy de devenir le gardien de but qui a dominé la ligue à son époque. Là, peut-être on pourra voir la réelle valeur de Price si un homme de hockey de la stature de François Allaire le prend en charge, lui montre ce que c’est d’être un vrai professionnel et ce que cela implique au niveau de la prise des responsabilités. Ce qu’est la maturité, quoi.

Et de grâce, qu’on nous enlève de la face, à nous et aux joueurs, Doug Jarvis. Celui-là, je n’ai jamais compris ce qu’il faisait là, à part être un bon copain de Bob Gainey. Comme si cela lui donnait de la compétence pour exercer le métier d’entraîneur-adjoint…. Peuh !





Post mortem Canadien de Montréal

30 04 2009

Suite de ce que j’ai posté ici, il y a quelque temps

Hah ! Ils ont fait la première ronde des séries éliminatoires par la peau des fesses ! Et ils ont été, on ne peut plus promptement, éliminés par la suite : quatre matchs en quatre. Pas une seule partie gagnée contre les Bruins de Boston.

Le gardien de but Carey Price a été lamentable par moments. Le problème c’est que quand il a été pourri, aurait fallu qu’il se démarque un peu. Le restant de l’équipe (ok, à part Andrei Kostitsyn…) semblait vouloir se forcer et jouait avec, oh bonheur !, de la détermination et de la hargne mais Price n’était pas là pour les suivre. Et en plus, il s’est permis de réagir en prima donna lors du dernier match parce que les partisans en avaient royalement soupé de son jeu mou et plus qu’ordinaire. Je veux bien croire que le gars n’a que 21 ans, mais prima donna à 21 ans ? Holà !…

D’ailleurs, comment comprendre cet entêtement de Bob Gainey de l’avoir laissé dans les filets sans avoir donner une chance à Jarosalv Halak ? Halak est celui qui a permis à cette équipe de faire justement les éliminatoires par son jeu inspiré pendant les quelques matchs où il a finalement joué pendant la saison régulière.

Le hic, c’est que j’ai bien peur qu’on ait rien vu encore. Peut-être que nous serons appelés à revivre les années noires et misérables de l’ère de Réjean Houle lorsqu’il occupait le poste de DG.

Pourquoi ? À cause des agents libres sans restrictions qui faisaient partie de l’équipe cette année : il y en avait onze… Cela ne me surprendrait guère de voir la grande majorité de ceux-ci quittés les lieux au plus sacrant dès que le premier juillet arrivera, sûrement à leur grand soulagement, les pôvres…

Si ce n’est pas la grande majorité d’entre eux, ce sera la totalité de ces joueurs. Il était bien évident que cela ne leur plaisait pas du tout de jouer et habiter ici et leur jeu sur la patinoire reflétait cette réalité.

Les plus positifs d’entre nous vont dire : « Y en a pas de problème ! On va tout simplement faire signer un paquet d’agents libres cet été pour remplacer ceux qui quitteront vu que le budget va nous le permettre ! »

Bien non, justement. Cela ne se produira pas.

Si l’on réussit à en faire signer des agents libres, ce va être des laissés-pour-compte, des joueurs dont plus personne ne veut au travers la ligue. Depuis plus d’une décennie, la preuve est faite que les joueurs d’impact ne veulent plus venir jouer ici. La dernière preuve a été Mats Sundin, pas plus tard que l’été dernier : il a finalement préféré signer avec les Canucks de Vancouver au lieu de venir ici et ce, même si le DG Bob Gainey lui a fait la cour pendant de longues semaines et a tenté par tous les moyens de l’attirer ici. Il avait tout ce que l’on recherchait pourtant, un grand et gros joueur de centre qui joue dur et qui peut compter et faire de bonnes passes à ses ailiers. Gainey lui a promis la lune, semble-t-il. Il a signé pour moins de sous ailleurs. Oh grande misère !…

J’ai lu avec grand intérêt cet article de Richard Labbé, Ces joueurs qui ont peur de Montréal et je crois que son analyse cerne tout à fait bien le problème.

Avant, tout le monde voulait jouer à Montréal. C’était la meilleure organisation de la ligue, son état-major était le plus compétent et les entraîneurs derrière le banc de l’équipe était les meilleurs de la ligue. Depuis le congédiement de Serge Savard il y a près de 15 ans, cette distinction d’être la meilleure s’est envolée. Il y a eu un soubresaut, à mes yeux, lorsque André Savard a hérité du poste de DG, mais il perdu par du grenouillage de monsieur Bob (Gainey). On a cavalièrement traité André Savard au point où il a profité de la première occasion qui s’est présentée à lui pour déguerpir. Cet homme dégageait une forte compétence et on ne lui a même pas donné une chance de faire ses preuves : n’oublions pas qu’il avait hérité d’une équipe qui avait été complètement démolie par des choix complètement loufoques par l’équipe de Réjean Houle, qui était si incompétente que je suis sûre que le livre des Records Guiness en parlerait si il y avait une section des pires état-majors d’équipes de sport professionnel. Enfin…

Maintenant l’équipe dans la ligue qui semble être la plus convoitée par les joueurs est sans contredit les Red Wings de Détroit. Certains joueurs, dont le mercenaire Marian Hossa, sont près à accepter moins d’argent pour y jouer. Cybole ! Ici, on n’a pas vu ça depuis des lunes ! Au contraire, quand des agents libres ne sont pas satisfaits des équipes qui s’intéressent à eux pour des contrats, ils écoutent Montréal seulement pour faire monter les enchères chez les autres équipes. J’imagine qu’ils se disent que tant qu’à être « pogés » pour jouer ici, aussi bien aller chercher le maximum ailleurs. Genre, n’importe où sauf Montréal…

Ça fait drôle. Cela fait plus de quarante ans que je suis le Canadien à la télé (c’est bien simple, je n’ai pas le fric pour me payer des billets pour assister aux matchs). J’ai vu cette débandade arriver et le club a vite remplacé cette perte de l’excellence par des campagnes savantes de marketing pour cacher la réalité : à Montréal, on ne l’a tout simplement plus l’affaire pour avoir une équipe de hockey de premier plan année après année. Alors la pub fait croire aux partisans qui ont du fric à flamber que le produit, le spectacle sur la glace en vaut la peine.

Et à chaque année, ceux qui ont craché leur fric voient qu’ils ont été arnaqués. Ils huent l’équipe, vocifèrent, pestent mais quand vient le temps de renouveler leurs abonnements pour les billets de saison… ils disent oui tout de suite parce que la direction de l’équipe leur promet de l’amélioration pour l’an prochain et c’est devenu un automatisme, semble-t-il, ce jeu entre les deux parties. L’image que j’ai implique un abattoir et un long cortège docile de bêtes somme toute sympa, à bien y penser.

Jamais je n’aurais pensé que cette équipe n’irait aussi bas, pendant aussi longtemps avec rien à court ou moyen terme pour changer quoi que ce soit. Évidemment, moi je ne compte pas vraiment parce que je n’achète pas des billets. Seul les preneurs de loges corporatives et les payeurs de billets de saison dans les sièges rouges comptent réellement. Le reste, nous sommes tous des pièces interchangeables, semble-t-il…





Le Canadien de Montréal en cette année de son centenaire…

16 03 2009

Le Canadien de Montréal, mythique (bof ! pourquoi pas ?) équipe de la Ligue Nationale de Hockey, célèbre cette année son centenaire…

Au début de la saison, tous les espoirs étaient permis. Par rapport à l’an passé, le Canadien s’était sensiblement amélioré avec l’addition de Robert Lang, Alex Tanguay et Georges Laraque pour protéger les petits joueurs, petits joueurs qui s’étaient faits assez aisément intimider par les Flyers de Philadelphie au printemps dernier lors des éliminatoires de la division Est.

En effet, je m’imaginais que pour la première fois depuis un sapré bout de temps, je pourrais regarder mon équipe favorite faire la grande finale et qui sait, avec un peu de chance, avoir une réelle opportunité de remporter la coupe Stanley pour la première fois en seize ans ! Et tout ça pendant l’année du centenaire de l’équipe par surcroît ! L’attente n’aurait pu être plus douce !

Quand la saison a commencé, bien que l’équipe gagnait, le jeu d’ensemble me laissait sur mon appétit : des revirements à la tonne, du jeu pas inspiré du tout, un manque flagrant de cœur à l’ouvrage, un désintéressement quasi généralisé et un évident manque d’esprit d’équipe. Et comme on l’a tous vu, la vraie médiocrité de cette équipe dysfonctionnelle n’irait qu’en augmentant au fil de la saison.

Au lieu d’avoir les succès de l’équipe à cœur, au lieu de vouloir eux aussi embarquer dans l’ambiance du Centenaire de l’équipe en remerciant, par des victoires ou en affichant un tout petit peu de détermination sur la patinoire les amateurs de les avoir supportés durant des années, les joueurs ont performé les pieds bien pesants sur les freins tout au long de la saison jusqu’à date : ils n’aimaient pas la face de leur entraîneur-chef, ils avaient les idées ailleurs à cause de leurs contrats pour l’an prochain, les festivités reliées au Centenaire étaient trop exigeantes, etc., alors ils ont tout bonnement cessé de jouer plus le temps avançait. Au diable les amateurs : les joueurs nous ont fait preuve par quatre où étaient situées leur vraies priorités…

Je ne peux décrire jusqu’à quel point je suis déçue. J’affirme sans crainte de me tromper que les seuls laissés pour compte par cette affreuse débâcle ce sont les amateurs : les joueurs continueront de recevoir leurs juteux chèques de paie, la direction a encore un job pour avoir développé un “produit” surévalué/mal évalué et George Gillett va empocher encore des millions générés par sa principale vache à lait. Et nous, on se retrouve avec une équipe qui va perdre des joueurs qui étaient censés être de calibre pour amener l’équipe loin en séries éliminatoires et qui ne pourront jamais quitter assez vite une fois la saison terminée pour aller signer ailleurs, avec une autre équipe.

Les erreurs, de toute évidence, ne sont pas toutes commises par les joueurs. La direction, année après année et ce, depuis au moins seize ans, évalue mal l’équipe qu’elle construit, accorde de fabuleux contrats à des joueurs qui ne les méritent tout simplement pas et se débarrassent de ceux qui veulent rester et qui aiment la ville et ses amateurs. De plus, les repêchages de Trevor Timmins, vous y croyez, vous ? En s’entêtant à snober les joueurs du Québec, l’équipe accueille dans ses rangs des joueurs à qui il faut expliquer le Canadien de Montréal mais qui ne saisiront jamais l’envergure de son importance historique, sociale et culturelle. De plus, la direction est beaucoup plus soucieuse de vouloir faire croire à tout le monde l’Histoire de l’équipe mais finalement, les seuls qui la gobent cette Histoire, ce sont les amateurs purs et durs.

Je ne peux croire que des campagnes savantes de marketing vont leurrer encore bien longtemps le public. La publicité, les superbes affiches un peu partout, les breloques en vente chez Jean Coutu et les campagnes d’implication sociale de l’équipe pour se donner un visage de bon citoyen, c’est bien beau mais il y a un triste néant derrière ces écrans de fumée. J’ose croire que le jour où le Centre Bell se videra, que RDS cherchera désespérément des commanditaires pour la Soirée du Hockey et que l’équipe générera à nouveau l’indifférence du public ne sera pas si lointain. Et l’équipe au complet n’aura que ce qu’elle mérite : pour avoir berné le public avec un plan quinquennal qui a tout à fait l’air d’un pétard mouillé au bout du compte, pour réaliser pas mal sur le tard les erreurs et ne carburer que sur l’improvisation à l’heure actuelle, quelqu’un devra rendre des comptes.

En terminant ce long post, quelques impressions supplémentaires…

En apparence, la direction de l’équipe se préoccupe de ce que les joueurs disent au média, comment ils doivent s’habiller et se comporter. Alors que l’on ne cesse de dire partout dans la ligue que la pression est insoutenable à Montréal pour un joueur de hockey, en s’arrêtant sur des peccadilles du genre et en essayant de prévoir de possibles faux-pas, il me semble que la direction encadre pas mal serré les joueurs : n’ajoute-t-elle pas elle aussi à la dite pression ? Et au lieu d’essayer de contrer d’hypothétiques écarts de conduite, n’aurait-elle pas plutôt intérêt à veiller sur les activités hors glace de certains individus quand leurs performances sont nettement en-deçà des attentes ?

Les joueurs étaient bien soulagés, il me semble, de laisser Carbonneau prendre rapidement tout le blâme pour cette décevante saison. Facile de jeter la pierre à quelqu’un qui n’est pas là pour se défendre alors cela met en relief tout le jaunisme de certains joueurs. Un seul, d’après ce que j’ai vu, a dérogé à cette règle et a dit tout haut ce qui est évident pour nous tous : les joueurs n’ont pas fait ce pourquoi ils sont payés (et grassement en plus) de faire.

Ce joueur est Patrice Brisebois et je n’en reviens tout simplement pas de la classe de cet homme qui a été chassé de Montréal il y a quelques années par des écervelés qui profitaient de l’anonymat offert par les estrades du Centre Bell pour le chahuter. Alors, chapeau Patrice ! Tu es un homme de très grande valeur.

Bob Gainey a affirmé que certains aspects du jeu seraient à changer dorénavant : alors on change des concepts de jeu par des congés ? ou des entraînements de 30 minutes, maximum ? À moins que Bob ne constate tout à coup toutes les bourdes qu’il a commises dernièrement et qu’il se rend bien compte qu’il lui est impossible de stopper l’hémorragie ?

En ce qui concerne l’entraîneur de l’an prochain, si Bob Gainey n’est pas tout bonnement lui-même congédié au cours de l’été, je crois que l’on verra bel et bien l’unilingue anglophone Don Lever à la barre de l’équipe. Pourquoi ? Il est bien évident que la direction ne pourra signer tous les joueurs qui deviendront agents libres et il y aura des choix à faire… à moins que ces joueurs eux-mêmes ne signifient à la direction leur désir d’aller plutôt jouer ailleurs et au plus sacrant. Donc, l’amateur peut s’attendre à voir un paquet de promus des Bulldogs de Hamilton chausser les patins avec le chandail tricolore. Puisque Don Lever est le seul qui connaisse les joueurs de la filiale… Et si cela se concrétise, attendez-vous à une équipe assez ordinaire et pénible à regarder jouer la saison prochaine… encore une fois !

Je crois que l’erreur de Guy Carbonneau aura été de croire que tous les joueurs qu’il avait sous sa gouverne étaient animés du même professionalisme, du même désir de vaincre, du même courage et de la même détermination qui le poussaient à performer soir après soir quand il était lui-même joueur. Les temps ont changé et ces hommes d’affaires en patins, pour la plupart, n’en ont rien à foutre d’être redevables envers ceux qui paient leurs salaires, c’est-à-dire les amateurs. Ils me font penser à des mercenaires allant aux plus offrants une fois, oh ! grand soulagement, leur autonomie complète atteinte. Des Martin Brodeur qui acceptent moins que ce que le marché des agents libres pourrait leur apporter, par sentiment d’appartenance à leur équipe est chose extrêmement rare de nos jours. Alors pourquoi la direction du Canadien s’entête-t-elle à croire qu’elle peut créer chez les individus qu’elle sous la main un sentiment d’appartenance qui n’est qu’artificiel en fin de compte ?

Les amateurs du Canadien qui ont la chance d’assister en personne aux matchs locaux au Centre Bell ont commencé depuis quelques jours à laisser savoir vocalement leur insatisfaction et leur dégoût à cette équipe sans âme lors des matchs : l’assistance se permet maintenant de huer et de scander le nom de Carbo et c’est très bien ainsi. Il est temps que tout l’état-major sache que le temps de les niaiser est terminé. Quand on paie des sièges 200 $+ l’unité et ce, à chaque partie, pour un spectacle aussi désolant, que monsieur Gillett se compte chanceux que ces gens n’exigent pas tout simplement un remboursement immédiat ou que les spectateurs n’intentent pas un recours collectif pour fraude.

Il ne reste qu’une douzaine de matchs à jouer d’ici la fin de la saison et il est possible qu’un total revirement de situation se produise, que l’équipe se regroupe et se trouve une soudaine source d’inspiration pour leur donner un tant soit peu une allure de joueurs professionnels sur la glace. Mais franchement cela tiendrait plutôt du miracle ou encore de l’intervention divine que du sport. Le temps commence à manquer et comme c’est là, l’équipe ne sera pas des séries éliminatoires si le tapis continue de lui glisser sous les pieds…