Alors le verdict est tombé. Mononcle Gérald Tremblay, chef d’Union Montréal et maire sortant, revient pour un troisième mandat.
Malgré tous les scandales, la corruption et les je savais rien et les j’avais peur pour ma famille. Super.
Les électeurs avaient le choix de remettre entre les mains le pouvoir à une personne, Louise Harel, dotée d’une carrière politique sans tache au niveau provincial en près de 30 ans (28 ans pour être exact), une personne au passé irréprochable. Mais ayoille ! c’est une maudite séparatisse ! Honte à nous de faire confiance à quelqu’un comme ça ! La sorcière réincarnée, tiens.
Ce qui me fait penser encore une fois aux deux solitudes et l’impossible gouffre à combler entre nous. Un dialogue de sourds… Sans compter que les francophones sont aussi attaqués de l’intérieur par des francophones qui se sentent tellement coupables et honteux de parler cette langue sale qui les coupe du monde entier.
Je me dois de noter aussi que seulement 35,7 % de ceux qui avaient droit de vote se sont levé le cul de leur sofa pour faire parler leur choix. C’est bien trop forçant aller voter et puis, pourquoi voter, han ? C’est bien plus facile de chiâler, râler et jouer à la victime.
Mes prédictions :
les Montréalais s’alignent donc pour un autre quatre ans de bitchage et de chus tanné(e) de ce moron, de cet incapable de Tremblay, j’en peux pus des scandales avec le crime organisé, de son incapacité/désintérêt à protéger la ville contre cette racaille, c’est-t’y écœurant… Avec son administration souffrant d’immobilisme… Y font rien de rien…
Et quand mononcle Tremblay leur pondera son petit coco de hausse de taxes de 16 % pour pouvoir financer ses excès et les contrats cédés sans un second regard à ses chums, ça va être particulièrement tordant de les entendre se plaindre.
Mais les hausses de taxes, c’est pas grave. Les taxés trouveront bien le moyen de refiler la facture aux plus démunis. Entre autres, les locataires vont voir leurs loyers grimpés en flèche. Encore. Se sera toujours les mêmes qui paieront pour des services qui ne leur sont pas adressés au bout du compte.
Et ils pourront aussi remercier mononcle Tremblay pour la super publicité et l’admirable réputation que son administration donne à leur ville. Je suis certaine que cela va aider le tourisme et l’économie de la ville. Qui ne veut pas visiter ou faire affaire avec une ville aux prises avec le crime organisé, je vous le demande ?
Et que dire du superbe gouvernement du Québec, la gang à Charest qui ne veut rien savoir d’une commission d’enquête publique ?! Aurait-on des choses à cacher là aussi ?
À moins que ce ne soit son historique à Tremblay dans le gouvernement libéral de Robert Bourassa-Daniel Johnson à la fin des années 80, début des années 90 qui lui vaut cette incompréhensible tolérance… Peuh !
Alors moi, que je n’en entende pas un(e) se plaindre pendant les prochains quatre ans, parce que j’ai de délicieuses petites réponses toutes faites pour eux… Et en plus, à ceux-là je dis un gros merci de m’avoir entraînée dans ce merdier urbain. J’adore.
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Ajout du 3 novembre 2009 :
Voilà un article qui appuie mes dires sur les deux solitudes…